Et si tout commençait avec un sourire.

Pas un sourire pour tricher mais un sourire pour ouvrir l'espace d'écoute, pour se reconnecter au cadeau qui est là, juste parce qu'on est vivant, juste parce que la vie donne.

Alors vous apprendre à ouvrir les bras, vous apprendre à écouter votre corps, à dialoguer autrement pour mieux vous vivre, c'est vraiment ma joie.

Tout commence par un sourire et tout doucement presque sans y penser, on goûte la joie de se laisser aimer.

 

Mon histoire jusqu'à vous

Juin 2009, je me rends à un séminaire de médecine Shipibo : c'est ma première expérience avec la médecine des plantes.

 

Premier soir, première cérémonie, je suis confiant. Je respire doucement quand soudain le chaman se dirige vers moi pour me souffler du tabac. À son passage, mon rythme cardiaque explose, chaque pore de ma peau envoie un signal de peur que je n'ai jamais ressenti auparavant, ma tête tourne à en vomir ; je vais perdre connaissance, mais aucun son ne sort de ma bouche, je ne peux pas appeler à l'aide... Que se passe-t-il ? Est-ce que je vais mourir ? Mon corps entier dégouline de sueur et j'ai l'impression que ma tête va s'arracher de mon corps. J'ai si peur, je vais mourir, je suis en train de mourir, puis plus rien, rien... Noir.

 

Ce n'est qu'à l'aube, sous la forme d'un rêve lucide, que je peux mettre des images sur ce qui s'est passé. Je suis "mort" cette nuit ; quelque chose en moi s'est fragmenté en millions de petits morceaux, comme des grains de sable éparpillés sur le plancher de l'univers. Je ne le sais pas encore, mais cette nuit une porte s'est ouverte en moi.

 

Vidé et complètement exténué par ce "r-éveil", je décide d'aller marcher en forêt. Et d'emblée tout me paraît si vivant, étrangement présent, si net. Je m'écarte soudain car je ressens que sous la terre du chemin que foulent mes pieds, des corps ont été enterrés il y a fort longtemps. Ce que j'éprouve à cet instant est à la fois nouveau et familier, comment est-ce possible ? Je le comprendrai bien plus tard : on n'apprend jamais rien, on ne fait que se souvenir. Et je commençais dans cette forêt, au pied de ces arbres, à me souvenir de qui j'étais.


La forêt m'enveloppe, certains arbres m'appellent à eux. Le "dialogue" que j'ai alors est pour moi si agréable, si doux. Tout est en vie, mais pas de la vie que je ressens d'habitude, non c'est différent, mais si évident à la fois. Je fais partie d'un tout, oui c'est ça, il n'y a pas moi d'un côté et la nature de l'autre, je suis la nature, je fais partie d'elle. Cela me fait penser à ces quelques mots : Pas plus important qu'un brin d'herbe mais aussi important qu'une étoile. C'était moi à ce moment-là, faisant partie de l'ensemble, lié à l'ensemble, utile à l'ensemble, mais ni plus ni moins que tout le reste. Et ne me croyez pas sur parole, mais ressentir cela est la chose la plus douce qu'il m'est été donné de vivre.

S'asseoir sur un banc, faire partie de la scène, mélangé par les pinceaux de l'amour.

 

Merci à mes amis les arbres

Merci à vous les amis, vous avez tellement veillé sur moi dans le secret de mon enfance, dans les tourbillons de l'adolescence, dans les questions souvent posées restées sans réponse.

 

Vous avez veillé et quand enfin, j'ai fini par écouter, je vous ai entendu.

"Tu trouveras dans les forêts plus que dans les livres. Les arbres et les rochers t’enseigneront les choses qu’aucun maître ne te dira." Saint Bernard